Le gardien du phare

Le phare dans la tempête

Et voilà les acteurs qui entrent par l’avant-scène.

Les tourments et les fautes s’affrontent, ils s’entrechoquent, ils tonnent et soufflent dans un terrible vacarme, tandis que les mensonges déferlent, blancs de rage puis se mêlent, dans une lutte sans vainqueur, contre ces hontes féroces qui esquivent et se terrent. Dans cette étrange pantomime, l’âme se ment et se donne en spectacle devant un public de pierres et de roches qui se laisse fouetter et flageller sans broncher.

Quand tonne la fin du dernier acte, quand le silence s’effondre, alourdi, à bout de souffle, il met un terme au divertissement. Soulagé d’avoir été épargné par tant de furie, le divin en souverain du spectacle, applaudit à tout rompre aux comédiens courbés et las qui saluent et enfin se retirent.

Mais l’on a beau se prendre pour Dieu le temps de cet esclandre colossal, on se sent impuissant, on reste immobile. En toute humilité, on réalise sa solitude et l’on admet, pour un temps tout au moins, sa condition de mortel.   

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