Extraits

Extraits en vrac…

J’ai appris sur le tard que Papa l’avait vraiment aimée, mais qu’il n’avait pas été heureux. De leurs rares unions charnelles, deux ont été significatives puisque sont nés deux enfants. On aurait dit que ces ébats étaient mûrement réfléchis. Mon frère aîné a sûrement été conçu sur une chaise, ce qui d’emblée le prédestinait à une carrière de fonctionnaire. Pour moi, ils ont choisi la fraîcheur d’une tonnelle et toutes ces senteurs florales flottant sur moi pour distiller un peu de l’esprit bohème. Ajouter à cela que la tonnelle abritait le vin et l’on comprendra tout de suite ma facilité à apprécier les bonnes choses.

Je suis un mixte, un sang-mêlé, issu de l’amour entre un juif et une catholique, un exilé moldave et une infirmière béarnaise. En cela mon paradoxe, où l’on me croise un temps Slave à l’âme désespérément romantique, puis joyeux Béarnais fêtard… Incroyable complexité de cet être humain qui s’apitoie sur un destin qu’il n’a pourtant pas vécu, mais qui, le temps de ses plus belles années, embrase les routes et les kilomètres de tous ses feux intérieurs comme pour s’assurer d’aller griller en enfer.

Elle cherche désespérément le mâle dans les petites annonces, mais peu regardante sur les critères de sélections, elle va de désillusions en déceptions. Sans s’étendre sur le parrain, qui va jusqu’à faire un casse dans une lingerie parce que madame se plaint de ne plus avoir de culottes, elle peine à trouver « l’âne sœur ». L’un des premiers à marquer l’esprit de Sandrine est J.-C., dont la seule ressemblance avec celui de la Bible est sa capacité à faire gober au plus grand nombre des fables à dormir debout. J.-C. est plutôt du genre sale, un brin fabulateur, un bon manipulateur et surtout un mauvais imposteur.

Rendez-moi ma cantine ! j’ai des livres à ranger … Dites au psy que je ne vais bien que si ma cantine est ordonnée ! Je veux faire mes devoirs, maintenant, tout de suite. Je ne suis pas névrosée ! Je ne suis pas désespérée ! Je n’en veux qu’à moi-même. Je m’en veux de vous donner la satisfaction de pouvoir me regarder avec condescendance. Je m’en veux de vous laisser croire que j’ai besoin de vous. Bas les masques ? Oh non, pas encore. Ne soyez pas inquiets, le bal peut reprendre. Que ma colombine de mère reprenne sa place parmi les loups qui valsent à ses basques. Que les proches et les intimes se fardent de mon dédain, car c’est tout ce qu’ils auront ; ils ne collent pas dans mon décor… je repars dans ma malle à mystères capitonnée, je ne vous entends plus. La grande muette est devenue sourde.

Selon que l’on se place d’un côté ou l’autre de la barrière, les vérités énoncées sur le football diffèrent singulièrement. Que l’on s’inscrive dans le clan des détracteurs ou dans celui des adeptes, on n’en donne pas la même définition. Dans le clan des premiers, on peut définir le foot par une folie furieuse et familière favorisant une forte fréquentation de fêlés en fédérations futiles ; pour les autres, une ferveur familiale fréquente autour de fringants footeux figurant la fierté de la France !

Regardez le petit Jean qui joue au rugby sur le terrain. Donnez-lui ce petit moment où, du coin de l’œil, il verra maman et papa côte à côte, le simple temps d’un éclair. Parce qu’honnêtement, ce qu’il se passe entre elle et lui, ce n’est pas de son ressort, encore moins de son fait… et ce petit instant, cette fraction d’image, ce mirage éphémère suffiront à lui donner de la joie. Ce n’est pas grand-chose finalement. Pour que son édifice ne se soit pas écroulé en vain et que son portrait de famille conserve quelques couleurs, même s’il n’est pas dupe. Qu’a-t-il fait pour qu’il en soit autrement ? Lui, rien ! Alors, qu’est-ce que ça nous coûte, à nous parents, de faire sourire le petit Jean ?

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